Biographies

BIOGRAPHIE DE

Roger Frappier

PRODUCTEUR

Biographie de Roger Frappier PRODUCTEUR Roger Frappier fait partie de l'élite des producteurs de films canadiens, ayant produit au cours des quarante dernières années plus de 50 films. Il est également le seul producteur canadien à avoir remporté trois « Bobine d'or », décernées pour les meilleures recettes aux guichets pour un film sorti au pays, et quatre Génie pour « meilleur film canadien ». Deux de ses films ont été en nominations aux Oscars comme meilleur film en langue étrangère, dont un qui remporte le prix du jury au Festival de Cannes. Depuis ses débuts en tant que producteur à l'Office national du film dans les années 1970, Frappier a travaillé avec la plupart des réalisateurs de renom au Québec, en plus de faire découvrir le talent de nombreux jeunes cinéastes. Il a ainsi contribué à la naissance d'une œuvre cinématographique majeure.

Il prend la direction du Studio de fiction de l'Office national du film en 1984, et coproduit coup sur coup Anne Trister de Léa Pool, Pouvoir intime de Yves Simoneau et Le déclin de l'empire américain de Denys Arcand, le premier film canadien finaliste pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Il quitte l'ONF en 1986, s'associe au producteur Pierre Gendron et fonde Max Films. Ils produisent Un Zoo la nuit (1987) de Jean-Claude Lauzon, qui récolte 13 prix Génie, et Jésus de Montréal (1989) de Denys Arcand, prix du jury au Festival de Cannes et finaliste aux Oscars.

Il poursuit son travail et coproduit avec la France Lapse of memory / Mémoire traquée (1990) de Patrick Dewolf, suivi de Ding et Dong le film d'Alain Chartrand, d'après un scénario des humoristes Claude Meunier et Serge Thériault. En 1991, il produit La Vie fantôme, un film de Jacques Leduc inspiré du roman éponyme de Danièle Sallenave, puis coproduit avec l'Argentine le film d’Eliseo Subiela, El lado oscuro del corazon / Le côté obscur du coeur, qui obtient le Grand Prix des Amériques au Festival des films du Monde en 1992. En 1993, il produit le premier film de Denys Arcand tourné en anglais, Love and Human Remains. L'année suivante, il coproduit L'enfant d'eau avec Robert Ménard. En 1995, il produit le premier long métrage de Pierre Gang, Sous-sol, sélectionné en 1996 à la Semaine Internationale de la Critique du Festival de Cannes et retenu lors de la sélection canadienne officielle pour la course aux Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère.

En 1996, il réunit six jeunes cinéastes de la relève (Arto Paragamian, Denis Villeneuve, Jennifer Alleyn, André Turpin, Manon Briand et Marie-Julie Dallaire) et produit le film Cosmos. Le projet est un succès: le film est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes et remporte le Prix international des cinémas d'art et d'essai. Cosmos est également retenu lors de la sélection canadienne officielle pour la course aux Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère. En 1996, Frappier est honoré du titre de Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de France par Jack Lang, ministre de la Culture du gouvernement français.

En 1997, il produit La Comtesse de Bâton Rouge d’André Forcier, un des six films sélectionnés pour représenter le Québec lors de la Semaine du Cinéma du Québec à Paris en novembre 1997. L'année suivante, il coproduit avec Paris New-York Production un long métrage de fiction, Le Onzième de Daï Sijie. Il produit également deux premières œuvres : Un 32 août sur Terre de Denis Villeneuve, sélectionnée dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes édition 1998 et retenue lors de la sélection canadienne officielle pour la course aux Oscar 1999 dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère ; puis 2 secondes de Manon Briand, qui récolte trois prix au Festival des Films du Monde 1998, soit le prix de la mise en scène, prix de la ville de Montréal du meilleur premier film et prix du public du meilleur film canadien. Quand le Festival de Cannes rend hommage à onze des plus grands producteurs du monde entier en 1998, Roger Frappier est du nombre.

Le producteur Luc Vandal se joint à l’équipe de Max Films en 1998. La première collaboration du duo Frappier-Vandal est Matroni et Moi, long métrage réalisé par Jean-Philippe Duval d’après la pièce éponyme d’Alexis Martin. En novembre 1999, le gouvernement du Québec décerne les Prix du Québec ; Frappier reçoit le Prix Albert-Tessier qui récompense l’ensemble de son œuvre dans le domaine du cinéma.

L’année suivante, les deux producteurs travaillent sur La Vie après l’amour de Gabriel Pelletier, film écrit par Ken Scott et mis 5 fois en nomination aux Jutra, gagnant du Billet d’Or au Québec (meilleures recettes) en l’an 2000. Puis, Maelström de Denis Villeneuve remporte le Prix du public et le Prix de la meilleure contribution artistique au Festival international des Films du Monde de Montréal 2000. Maelström est également retenu lors de la sélection canadienne officielle pour la course aux Oscar 2000 dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère. Au Festival de Berlin, Villeneuve reçoit le Prix de la critique internationale, FIPRESCI. Maelström remporte 5 prix Génie et 8 prix Jutra 2001 dont Meilleur film et Meilleure réalisation, et remporte l’année suivante, ex aequo avec Lost and Delirious de Léa Pool, le Prix Jutra du film s’étant le mieux illustré à l’extérieur du Québec durant l’année.

L’Ange de goudron de Denis Chouinard est le film d’ouverture de la 25e édition du Festival des films du monde de Montréal 2001, et remporte le Prix du public. Le duo Frappier-Vandal produit ensuite La Turbulence des fluides (2002) de Manon Briand, une coproduction Canada-France avec Europa Corp., maison de production dirigée par Luc Besson et Pierre-Ange Le Pogam. Le film est le film d’ouverture du Festival des Films du Monde de Montréal 2002 et gagnant du prix du meilleur long métrage canadien ainsi que le prix du public. En février 2002, Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause, écrit et réalisé par Sébastien Rose, est un succès auprès du public québécois. En 2004, Rose est honoré pour la réalisation de ce premier long métrage dramatique par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision du Prix Claude-Jutra.

En 2003, Roger Frappier et Luc Vandal produisent La Grande séduction, scénarisé par Ken Scott et réalisé par Jean-François Pouliot. Le film récolte, dès sa sortie, un succès monstre aux guichets québécois. Le film est présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, puis remporte le Bayard d'Or du Meilleur film au Festival de Namur et le Prix du public au Festival de Sundance. Les deux producteurs travaillent aussi sur la comédie Père et Fils, signée Michel Boujenah et ayant notamment Philippe Noiret, Charles Berling et Marie Tifo comme interprètes, une coproduction avec les sociétés françaises Gaumont, Little Bear Productions et AJOZ Films.

En 2004, Roger Frappier produit deux longs métrages de fiction : La Vie avec mon père, second long métrage de Sébastien Rose, qui remporte le Prix du public lors de sa présentation en compétition officielle à la 40e édition du Festival international de Karlovy Vary ainsi que Saints-Martyrs-des-damnés, premier long métrage du comédien et scénariste-réalisateur Robin Aubert, qui remporte le Prix de la meilleure réalisation au Fantasporto 2006 au Portugal. Renouant avec Europa Corp., Roger Frappier coproduit également avec la France le plus récent long métrage de Daï Sijie, Les Filles du botaniste. En 2005, il produit le premier long métrage de Stéphane Lapointe, La Vie secrète des gens heureux.

En 2006, il renoue avec Ken Scott et Jean-François Pouliot pour le Guide de la petite vengeance. Il produit ensuite le premier long métrage de Lyne Charlebois Borderline (2008) d’après les romans Borderline et La Brèche de Marie-Sissi Labrèche. Lyne Charlebois est la première femme de l’histoire des Jutra a remporté le prix de la meilleure réalisation. La même année, il fait son entrée au Temple de la renommée du cinéma et de la télévision du Canada. 2009 le voit travailler sur le long métrage de Agnès Obadia Romaine par moins 30, une coproduction avec Agat Films mettant en vedette Sandrine Kiberlain, et Dédé à travers les brumes de Jean-Philippe Duval, un film qui porte sur la vie de Dédé Fortin, chanteur des Colocs. Les dernières années furent fort occupées pour Frappier, qui a produit le deuxième long métrage de Robin Aubert À l'origine d'un cri et Marécages, premier long métrage de Guy Édoin. En 2010, il est nommé Officier de l'Ordre national du Québec. En 2012, il a produit Liverpool, troisième film de Manon Briand. En 2013, il a produit le remake en anglais The Grand Seduction de Don McKellar (Nominations aux Canadian Screen Awards 2014, participation en 2013 au Calgary International Film Festival et à l’Atlantic Film Festival, et en 2014 au Palm Springs International Film Festival et au Toronto International Film Festival).

Toujours en 2013, il produit le premier long métrage de fiction du cinéaste Mathieu Roy, L’Autre maison (Prix du public du meilleur long métrage canadien et Prix de la meilleure interprétation masculine au FFM 2013, Nominations aux Prix Jutra 2014 et aux Canadian Screen Awards 2014). Il agit également, au courant de la même année, à titre de producteur exécutif du long métrage Corbo, de Mathieu Denis.

Actuellement, Roger Frappier travaille au développement de deux projets: Two Lovers and A Bear, du cinéaste nommé aux Oscars 2013 Kim Nguyen (Rebelle), ainsi que Philémon, l’adaptation cinématographique en 3 dimensions et sous forme de trilogie des aventures du personnage du même nom créé par le bédéiste FRED. La trilogie sera réalisée par Julien Demers-Arsenault et Sébastien Denault.